Page:Froment - Notice historique sur L'Abord-à-Plouffe, c1920.djvu/26

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donner aux contribuables la juste part dont ils étaient redevables. La question des rues sur le Parc Cartierville-Nord fut tranchée et les travaux furent entrepris. La question des trottoirs « à venir » fut aussi débattue.

Bref ! le parti des économistes et des anciens qui a le droit de se protéger contre un progrès trop dispendieux lutta ferme. La victoire lui souria plusieurs fois. À l’heure présente ce parti est en minorité mais ne veille pas moins. Il attend avec confiance la bataille des futures élections. Que nous réserve l’avenir ? Dieu seul le sait.

L’Abord-à-Plouffe est un village actif. À part la culture maraîchère dont nous parlerons à l’instant il y a tout un monde de travailleurs et de commerçants. On y remarque un médecin, un manufacturier, cinq marchands dont deux font le commerce général, un agent de la célèbre machine Ford, deux forgerons, un voiturier, deux bouchers, un commerçant de grains et foin, deux restaurateurs, une maison de pension pour héberger les voyageurs, deux entrepreneurs généraux, plusieurs ouvriers charpentiers ou peintres, trois fabricants d’outils, un grand nombre de tailleurs de pierre et de mouleurs. La Banque Provinciale y a établie une succursale dont M. Horace Brouillette est le gérant. Mais ce qui frappe le plus en visitant l’Abord-à-Pouffe ce sont les beaux jardins qu’on y admire. La culture maraîchère prend des proportions gigantesques. La demande est tellement grande et le marché si fructueux que le grand nombre de nos gens se donnent à la culture des légumes. L’hiver ceux-ci vont en ville