Page:Froment - Notice historique sur L'Abord-à-Plouffe, c1920.djvu/60

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Le Révérend Maxime Leblanc est né à St-Jacques de l’Achigan — cette pépinière de prêtres, de religieux et de religieuses — le 13 mars 1840. Son père, un brave et bon cultivateur, avait nom Pierre LeBlanc, et sa mère Josephte Majeau. Il fréquenta d’abord l’école du Ruisseau St-Georges où il se fit déjà remarquer par sa bonté de cœur et sa piété. En 1853 après avoir fait sa première communion à l’église paroissiale et sous M. Paré le Saint Curé d’alors, il partait pour le collège l’Assomption. Il y fit partie du 20e Cours et eut pour condisciples feu Sir Wilfrid Laurier et le Notaire Elie Marsolais seul survivant avec lui, d’une classe qui fournit des hommes illustres à la Religion et à la Patrie. En 1860 il entrait au Grand Séminaire de Montréal. En 1863 il devenait professeur et en 1864 le 12 mars Monseigneur Bourget l’élevait au sacerdoce.

Une fois prêtre, M. LeBlanc fut nommé vicaire à St-Philippe de Laprairie (1864 — 66), puis à Berthier (1866 — 68), il revint de nouveau vicaire à Berthier (1869). La même année il fut nommé curé (le deuxième) de Ste-Agathe des Monts. Il y demeura 7 ans (1869 — 1876). Compagnon de Monseigneur Labelle, curé de St-Jérôme, il fut son collaborateur précieux et zélé. Avec lui il aida à peupler le Nord. L’humble Se-Agathe comprenait autrefois La Rondelle Ste-Jovite et St-Faustin.

M. Leblanc aimait ses gens de là-bas : il en parle souvent et répète avec âme : « j’y ai vécu les plus belles années de ma vie. » Tous les bonheurs sont éphémères et Mgr Bour-