Page:Fujishima - Le Bouddhisme Japonais, doctrines et histoire des douze grandes sectes bouddhiques du Japon.djvu/140

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LE BOUDDHISME JAPONAIS

n’est autre que le Maṇḍala (le cercle) des Deux Parties (Ryô-bou), savoir : le Vajra-dhâtu (Kon-gô-kaï) et le Garbha-dhâtu (Taï-zô-kaï). Ainsi le Maṇḍala est le corps ou la substance de la doctrine de cette secte. Dans l’assemblée appelée Ji-shô-é l’assemblée de la nature elle-même) dans laquelle Bouddha prêcha la loi, Vajrasattva (Kon-gô-satta) reçut l’Abhisheka ésotérique (Kwan-jô) c’est-à-dire l’onction d’eau sur la tête de l’initié et fut ainsi désigné comme l’héritier de la Loi.

Plus tard, le grand Nâgârjuna (Ryû-myô) vit Vajrasattva dans la Tour de Fer de l’Inde septentrionale et reçut de lui les Deux Parties : Vajra-dhâtu et Garbha-dhâtu ; Nâgârjuna transmit la loi à son disciple Nâgabodhi (Ryû-thi) qui la transmit à Vajrabodhi (Kon-gô-thi). Ce dernier, excellent connaisseur de nombreuses sectes bouddhiques et d’autres religions, et versé surtout dans le sens profond de la doctrine de cette secte, l’enseigna pendant longtemps aux Indes.

Telle est l’esquisse rapide de la transmission de cette secte aux Indes.

En 719, Vajrabodhi conduisit son disciple Amoghavajra (Fou-ku-kon-gô), à Chang-An, la capitale de la Chine. L’empereur Gen-sô, de la dynastie des T’ang, l’accueillit avec grand plaisir et lui ordonna de traduire le livre intitulé Yu-ga-nen-ju-hô « Loi, pensée et récits de la doctrine Yoga ». Il est considéré comme le fondateur de la doctrine ésotérique du Bouddhisme en Chine.