Page:Fujishima - Le Bouddhisme Japonais, doctrines et histoire des douze grandes sectes bouddhiques du Japon.djvu/183

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CHAPITRE ONZIÈME
JÔ-DO-SHÛ. — SECTE TERRE PURE
I. Histoire de la secte.

En 67, le Bouddhisme fut pour la première fois, introduit des Indes en Chine ; 185 ans après, un savant indien du Tripiṭaka nommé Saṃgha-varman (Kô-sô-gaï) vint en Chine et y traduisit le grand Amitâyus-sûtra (Mou-ryô-ju-kyô) en deux livres. C’est le premier et le plus long des trois livres sacrés de cette secte. Ce sûtra expose l’histoire du Tathâgata Amitâbha depuis les kalpas anciens où il commença de ressentir l’impression spirituelle qui amène à l’état de Bouddha jusqu’au temps actuel de sa résidence dans le monde occidental appelé heureux (Sukhâvati ; Gokou-rakou) où il reçoit tous les êtres vivants qui viennent de tous les côtés pour s’élever de l’état de confusion à la connaissance parfaite.

En 400, Kumârajîva (Ra-jû) vint du royaume de Kharchar (Ki-ji) en Chine, il y fit la traduction du petit Amitàyus-sûtra (A-mi-da-kyô) appelé aussi « le plus petit Sukhâvatîvyûha » en un livre ; c’est le plus court