Page:Fujishima - Le Bouddhisme Japonais, doctrines et histoire des douze grandes sectes bouddhiques du Japon.djvu/185

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JÔ-DO-SHÛ

Perfections (Pâramitâs) ; sont renfermées, de plus dans celle catégorie, les autres actions pures et bonnes, telles que la Lecture et la Récitation des Mahâyâna-sûtras, à l’effet de faire entendre la loi à autrui, et les Treize espèces de bontés qui doivent être pratiquées par une pensée ferme. À la fin du Sûtra, Bouddha dit : « Répétez dix fois, en y appliquant toute votre pensée, la prière Namo’mitâbhâya Buddhâya (Namou-a-mi-da-boutsou) « adoration à Amitâbba Bouddha ». Cette pratique est la meilleure de toutes.

Bouddha nous enseigne, dans sa doctrine, la Loi de la Cause et de l’Effet, c’est-à-dire la nécessité universelle, qu’il a comprise par sa sagesse et sa juste connaissance. La mauvaise semence produit le mauvais fruit et la bonne semence produit le bon fruit comme le poivre rouge est naturellement fort et piquant, et la canne à sucre très douce. Et la vérité enseignée dans le Sûtra est tout à fait du même genre, à savoir que les trois espèces de bontés sont une cause pure qui produit comme fruits les neuf différents degrés dans la Terre-Pure.

À ces trois Sûtras se rattachent chez les Indiens trois patriarches. Ce sont Açvaghosha, Nâgârjuna et Vasubandhu qui naquirent aux Indes six, sept et neuf siècles après Bouddha.

En Chine, E-on (mort en 416) sous la dynastie du Shin ; Don-ran (mort en 542) sous la dynastie du Guï ; et Dô-chakou et Zen-dô (vers 600 et 650) sous la dynastie