Page:Gaboriau - L’Affaire Lerouge.djvu/285

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X


Lorsqu’on se risque dans le dédale de couloirs et d’escaliers du Palais-de-Justice, si l’on monte au troisième étage de l’aile gauche, on arrive à une longue galerie très-basse d’étage, mal éclairée par d’étroites fenêtres, et percée de distance en distance de petites portes, assez semblable au corridor d’un ministère ou d’un hôtel garni.

C’est un endroit qu’il est difficile de voir froidement, l’imagination le montre sombre et triste.

Il faudrait le Dante pour composer l’inscription à placer au-dessus des marches qui y conduisent. Du matin au soir, les dalles y sonnent sous les lourdes bottes des gendarmes qui accompagnent les prévenus. On n’y rencontre guère que de mornes figures. Ce sont les parents ou les amis des accusés, les témoins, des agents de police. Dans cette galerie,