Page:Gaboriau - L’Affaire Lerouge.djvu/302

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vous rentré en possession de vos droits. La justice, je ne vous le cache pas, croit connaître l’assassin de la veuve Lerouge. À l’heure qu’il est, le vicomte Albert doit être arrêté.

— Quoi ! exclama Noël avec une sorte de stupeur, c’est donc vrai !… Je ne m’étais donc pas mépris, monsieur, au sens de vos paroles ! J’avais craint de comprendre.

— Et vous aviez compris, maître Gerdy, interrompit M. Daburon. Je vous remercie de vos sincères et loyales explications, elles facilitent singulièrement ma tâche. Demain, car aujourd’hui mes minutes sont comptées, nous mettrons en règle votre déposition… ensemble, si cela vous convient. Il ne me reste plus qu’à vous demander communication des lettres que vous possédez et qui me sont indispensables.

— Avant une heure, monsieur, vous les aurez, répondit Noël.

Et il sortit, après avoir chaudement exprimé sa gratitude au juge d’instruction.

Moins préoccupé, l’avocat eût aperçu à l’extrémité de la galerie le père Tabaret, qui arrivait à fond de train, empressé et joyeux, comme un porteur de grandes nouvelles qu’il était.

Sa voiture n’était pas arrêtée devant la grille du Palais de Justice que déjà il était dans la cour et s’élançait sous le porche. À le voir grimper, plus leste