Page:Gaboriau - Les Gens de bureau, Dentu, 1877.djvu/53

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.



XII


Seul, au milieu du corridor, Caldas vit avec anxiété s’éloigner M. Ganivet.

L’idée de se présenter à des collègues si remarquables l’inquiétait sérieusement ; il éprouvait quelque chose de cette émotion du jeune poëte qui, son manuscrit à la main, va frapper à la porte du Théâtre-Français et sollicite une lecture de MM. les Sociétaires. Il cherchait un mot aimable, dégagé, spirituel, à dire en entrant, un de ces mots qui posent à tout jamais un homme.

En attendant il restait immobile devant la porte ; il étudiait la physionomie de ces panneaux derrière les-