Page:Gaboriau - Les Gens de bureau, Dentu, 1877.djvu/62

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


Népomucène alla fermer soigneusement la porte qu’il avait laissée entrebâillée, et revenant avec un air mystérieux :

— Vous ne savez pas, dit-il, la femme du sous-chef du bureau de l’Équilibre médical…

— Eh bien ?

— Je ne vous dis que ça…

— Ah ! bah !

— Et une drôle d’affaire encore !… Faut-il que les femmes aient de la malice… C’est le garçon des lampes qui m’a conté la chose… Dame, il n’est pas beau, M. Ravineux.

— Ne nous faites donc pas languir, Népomucène, dit Gérondeau.

— Eh bien ! voilà : M’ame Ravineux, une blonde qui n’est pas piquée des vers, allez, s’en est laissé conter par M. de Gandes du secrétariat…

— De Gandes, un beau garçon, et qui est riche, fit Gérondeau.

— Alors, comme M’ame Ravineux demeure à Auteuil dans une maison qui n’a pas de concierge, elle avait donné une clef au jeune homme ; les soirs où