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mentation ; l’église est pleine de délicatesse italienne ; le luxe des détails est dans sa plénitude ; c’est un art qui se joue jusque dans les minuties, et sans bornes. L’autel a sa richesse, le candélabre la sienne, le tabernacle aussi ; les broderies des voûtes s’enchevêtrent comme les tiges rampantes des melonnières. Le dôme à ses peintures, le chœur de même, et de plus, sa bordure de festons aux mille caprices sur un fond satin bleu ; le coloris de ses vitraux, son fenêtrage à petits arcs en bourrelet éclairent d’un jour rêveur la splendide enceinte de la mort.

Voisine du chœur, une chapelle tout inondée de lumière, loge dans son pourtour une rangée de saints personnages ; de ses trois faces l’une s’ouvre tout entière en arceaux de fenêtres, et le haut de son vitrail a pour cadre les magnifiques trilobés de ses roses ; là, rayonne la croix, la Vierge et Jésus sur ses genoux.

Mais c’est surtout dans un petit sanctuaire