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LE CORSET.

Parties molles. — Dans le même ordre d’idées, les parties molles doivent aussi retenir notre attention, car les parois et les viscères nous mettront en présence de multiples sujets d’embarras. Les femmes qui ont conservé les formes originelles sont en fort petit nombre. Presque toutes ont le ventre saillant, les parois plus ou moins distendues, plus ou moins malléables, et le plus souvent épaissies par l’envahissement graisseux.

Fig. 2.
Femme maigre : entéroptose.

Par contre, le buste est mince, la région épigastrique déprimée ; le thorax et le bassin sont en quelque sorte isolés l’un de l’autre par l’évidement artificiel de la taille. Cette déformation répond à la forme conventionnelle que la femme s’est donnée à l’aide de son corset habituel.

Les types normaux, très exceptionnels, avons-nous dit, appartiennent à une catégorie de femmes qui se sont affranchies du corset dès l’enfance, ou qui, par nécessité professionnelle, ont été amenées à faire usage de corsets spéciaux. Lorsqu’on a eu l’occasion d’examiner quelques-uns de ces types normaux (fig. 4 et 5), on peut affirmer, contrairement à l’opinion généralement admise, que la paroi abdominale, chez la femme, peut être à peu près rectiligne, comme