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SOUTIEN DES SEINS.

buste. Sous son influence, le torse se cambre, le thorax se redresse, les fausses côtes s’écartent, si bien que les seins reposent sur une surface moins déclive (fig. 28). Cet appui naturel est largement suffisant dans la plupart des cas ; quant aux seins très volumineux, il convient de les relever au moyen de brassières[1] reliées aux épaules, puisque le sein est solidaire de la région supérieure du thorax. De cette façon, brassière et corset demeurent indépendants l’un de l’autre, ainsi qu’on en peut juger par les figures 26 et 27.

Fig. 28. — Femme normale avec le corset Gâches-Sarraute. La même que la fig. 5.

Du reste, qu’on ne s’y trompe pas, ce n’est pas la femme, c’est la couturière qui réclame une paroi rigide sur laquelle il lui sera aisé de mouler ses corsages, car, malgré toutes les protestations, la couturière ne veut pas admettre que le règne des vêtements serrés sur l’estomac a vécu. Mais il y aura toujours assez de femmes intelligentes pour résister à toutes les suggestions et pour imposer la vraie mode, celle qui est compatible avec la conservation de la santé.

  1. Mme le docteur Grienewitch a imaginé dans ce but une brassière fort ingénieuse et qui peut rendre de grands services.