Page:Gallonio - Traité des instruments de martyre.djvu/43

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


CHAPITRE II


De la Roue, de la Poulie et de la Presse comme
instruments de torture


AYANT exposé les diverses sortes de pendaison, à la croix et à des poteaux, il ne nous reste plus maintenant à discourir que sur les autres instruments de torture. Mais comme les instruments nommés ci-dessus, ensemble avec le cheval de bois, sont sans aucun doute les plus terribles et les plus épouvantables de tous, nous devons en traiter ici, et du cheval dans le chapitre suivant. Donc, venant au supplice de la roue qui est réputé comme le plus terrible châtiment parmi ceux mentionnés, nous notons en premier lieu la manière dont ce tourment était pratiqué par les Grecs.

Nous apprenons ces choses par les nombreuses attestations de leurs propres écrivains, qui furent conservées jusqu’à nous, attestations positives et non déguisées. Ainsi parle Aristophane dans Plutus : « De droit, vous devriez être lié à la roue, et ainsi forcé de révéler vos actes mauvais. » Commentant ce même passage, le Scoliaste ajoute : « La roue était un instrument auquel on attachait les esclaves pour les punir. » Encore le même poète (Aristophane) dans Lysistrata : « Hélas ! quelle convulsion et quelle tension je ressens dans tous mes membres,