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CONTES CORÉENS
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et les Japonais. Bons marins, habiles pêcheurs, ils pro­fessent la religion bouddhique.

Des murailles crénelées entourent les villes ; les rues, même dans les villages, sont bordées de murs en pisé, en bambou, et derrière ces abris se cachent les habitations, lesquelles, le plus souvent, ne se composent que d’une seule pièce au toit de chaume.

Les Coréens sont fiers de leur belle chevelure, épaisse et longue ; ils y tiennent à tel point qu’ils ont soutenu, pour le droit de la porter, de désastreuses guerres contre le gouvernement de Pékin.

Leur costume se rapproche de celui des Chinois, mais il est blanc. Les Russes, leurs voisins aux confins de la Sibérie, appellent les Coréens Cygnes blancs, en considération de leur timidité et de la couleur habituelle de leurs vêtements.

« Ce sont, pour la plupart, dit l’Américain Whiteley qui les a étudiés de près, ce sont des enfants merveil­leux, non encore sortis de la période légendaire ».

Ces contes furent recueillis et publiés en russe et en chinois par un ingénieur bien connu, M. Garine, au cours de ses séjours prolongés en Corée.

Voici quelques lignes de son introduction :

« Vingt ou trente Coréens, aux mantelets de dame, aux chapeaux à larges bords, à coiffe haute et étroite, nous entouraient, assis à croupeton. Sur la prière de l’un