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HISTOIRE

de se faire représenter ces comptes. Enfin les marguilliers ne peuvent accepter aucune fondation sans l’avis du curé, ni aliéner les biens des fabriques sans nécessité et sans avoir accompli les formalités indiquées par la loi. Prises dans leur ensemble les fabriques, ou les paroisses ecclésiastiques, sont donc de véritables corporations sous le contrôle salutaire de l’évêque.

Lorsqu’il s’agit de réparations considérables ou de constructions nouvelles, les fabriciens doivent obtenir au préalable la permission de l’évêque et le consentement de la majorité de la paroisse assemblée, surtout s’il faut lever une contribution pour exécuter ces travaux. Alors les paroissiens dans une assemblée générale élisent des syndics qui sont chargés de concert avec le curé de faire une répartition de la somme requise entre les habitans, en observant certaines formes obligées dans la confection des rôles. C’est par eux aussi que se fait le prélèvement et l’emploi de ces deniers, dont ils sont obligés de rendre compte ensuite aux contribuables.

Nous avons dit que dans la plupart des paroisses de ce pays, les élections de marguilliers se faisaient par les anciens et nouveaux seulement. Il y a quelques années plusieurs localités du Canada prièrent la législature de