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HISTOIRE

courir le dimanche, ni de se promener dans son jardin, ni de voyager, ni de cuire son dîner, ni de faire les lits, balayer la maison, se faire tondre ou raser, ni d’embrasser sa femme, ni à la mère d’embrasser son enfant ! Il est également interdit de fêter Noël ou les saints, de faire des pâtés de hachis (mince pies), de danser ou de jouer d’autres instrumens que le tambour, la trompette ou la guimbarde. Personne ne doit fournir le vivre ou le couvert à un quaker ou à d’autres hérétiques. Celui qui se fera quaker sera banni, et s’il revient, puni de mort. (Les quakers refusaient de tirer sur les Indiens.) « La plupart des articles de ce code sont fondés sur des versets de l’Exode, du Lévitique et du Deutéronome. L’horreur des puritains de la Nouvelle-Angleterre contre le catholicisme les aveuglait au point que ces radicaux intraitables, à force de remonter aux dogmes primitifs, reculaient jusqu’au judaïsme. Non-seulement leurs codes, mais leurs idées, leur langage, leurs noms étaient hébreux. Il semblait que leur rigidité craignît de s’amolir au contact de la mansuétude évangélique. »

L’Imprimerie, cette arme si redoutable à la tyrannie et aux abus, fut introduite à Cambridge dans le Massachusetts peu de temps après sa fondation (1638). Le premier ou-