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HISTOIRE



CHAPITRE II.




LE SIÉGE DE QUÉBEC.



1689-1696.

Ligne d’Augsbourg formée contre Louis XIV. — L’Angleterre s’y joint en 1689, et la guerre, recommencée entre elle et la France, est portée dans leurs colonies. — Disproportion de forces de ces dernières. — Plan d’hostilités des Français. — Projet de conquête de la Nouvelle-York ; il est abandonné après un commencement d’exécution. — Triste état du Canada et de l’Acadie. — Vigueur du gouvernement de M. de Frontenac. — Premières hostilités : M. d’Iberville enlève 2 vaisseaux anglais dans la baie d’Hudson. — Prise de Pemaquid par les Abénaquis. — Sac de Schenectady. — Destruction de Salmon Falls (Sementels). — Le fort Casco est pris et rasé. — Les Indiens occidentaux, prêts à se détacher de la France, renouvellent leur alliance avec elle au premier bruit de ses succès. — Irruptions des cantons, qui refusent de faire la paix. — Patience et courage des Canadiens. — Les Anglais projettent la conquête de la Nouvelle-France. — État de l’Acadie depuis 1667. — L’Amiral Phipps prend Port-Royal ; il assiége Québec (1690) et est repoussé. — Retraite du général Winthrop qui s’était avancé jusqu’au lac St.-Sacrement (George) pour attaquer le Canada par l’Ouest, tandis que l’Amiral Phipps l’attaquerait par l’Est. — Désastre de la flotte de ce dernier. — Humiliation des colonies anglaises. — Misère profonde dans les colonies des deux nations. — Les Iroquois et les Abénaquis continuent leurs déprédations. — Le major Schuyler surprend le camp de la Prairie de la Magdeleine (1691) et est défait par M. de Varennes. — Nouveau projet pour la conquête de Québec formé par l’Angleterre. — La défaite des troupes de l’expédition à la Martinique et ensuite la fièvre jaune qui les décime sur la fiotte de l’amiral Wheeler, font manquer l’entreprise. — Expéditions françaises dans les cantons [1693 et 1696] ; les bourgades des Onnontagués et des Onneyouths sont incendiées. — Les Miâmis font aussi essuyer de grandes pertes aux Iroquois. — Le Canada plus tranquille, après avoir repoussé partout ses ennemis se prépare à aller porter à son tour la guerre chez eux. — L’état comparativement heureux dans lequel il se trouve est dû à l’énergie et aux sages mesures du comte de Frontenac. — Intrigues de ses ennemis contre lui en France.


La France était en guerre avec une partie