Page:Gautier - Fleurs d’orient.djvu/214

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DJÉMILA




Le soleil verse des flammes sur le champ bien cultivé, et les malheureux esclaves qui, harcelés par le fouet des gardiens, travaillent, haletants, exténués, brûlés, peuvent se croire vraiment en enfer.

Un jeune homme surtout, si gracieux qu’on le prendrait pour une femme, semble à bout de forces, prêt à mourir. Et voici que tout à coup il chancelle, ses mains blanches lâchent la lourde pioche, et avec un sanglot il se jette sur le sol. Le fouet levé, un surveillant