Page:Gautier - Fleurs d’orient.djvu/26

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V


Depuis ce jour, Joseph évita soigneusement de se trouver seul avec Zuleïka. Lorsqu’il était obligé d’être en sa présence, il ne la regardait jamais, bien qu’elle ne le quittât pas des yeux et poussât des soupirs déchirants.

Une fois, il se croisa avec elle sur un escalier du palais ; elle descendait, lui montait.

Elle s’avança vivement et saisit les mains de Joseph avant qu’il eût pu s’en défendre.

— Regarde-moi, lui dit-elle d’une voix sourde ; vois mes yeux rougis par les larmes, vois mes tempes meurtries par la fièvre ; je