Page:Gautier - Fleurs d’orient.djvu/341

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IV


Chaque jour, à l’heure de la prière, la jeune musulmane venait maintenant dans ce pavillon, s’agenouillait à la voix de l’akhoum et priait avec ferveur. Puis longuement, elle laissait errer ses regards, par-dessus le mur rouge à crête de faïence jaune de la ville impériale, sur cette cité créée pour elle, si douce à son cœur.

Une animation continuelle y régnait. Les artisans s’occupaient à leurs métiers. On tissait des étoffes, on découpait le cuir, on le teignait en bleu ou en pourpre, on brodait des tapis,