Page:Gautier - Fleurs d’orient.djvu/351

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Ils lurent ceci :

« Tablette de jade : Rêve-Céleste, retournée.

« Ominah, introduite chez l’empereur à la deuxième veille, sortie, morte, avant la troisième veille. »

— Morte ! s’écria un des censeurs.

Mais le plus ancien lui fit, de la main, signe de rester calme.

— Remarquez, dit-il, que Sa Majesté n’a pas, pour ses plaisirs, prélevé plus d’une heure sur son sommeil : les affaires de l’État ne sauraient en avoir souffert, et nous n’avons rien à dire.


Près du Palais impérial, à Pékin, dans le quartier appelé Hoei-Tzé-Ing, c’est-à-dire le Camp musulman, elle existe encore aujourd’hui, toute délabrée et croulante, la mosquée construite par ordre de Khien-Long, et copiée exactement sur celle de Kachgar. Là où chantait le muezzin, d’innombrables corbeaux croassent lugubrement, à l’heure où le soleil couchant empourpre le ciel.