Page:Gautier - Fleurs d’orient.djvu/72

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monta vers le ciel, effrayant les oiseaux, et se prolongea jusqu’au moment où le roi, étendant la main, réclama le silence.

· · · · · · · · · · · · · · ·

— Qu’un sacrifice de gratitude soit offert aux Dieux, qui ont éloigné de nous le malheur, dit-il d’une voix haute, mais le Livre de Thot, voici : nul ne l’ouvrira, nul ne le lira ; qu’il soit replacé dans le tombeau de celui dont il a déjà causé la mort. Les Dieux, très bons, nous ont donné la Puissance, les Richesses, la Beauté et toutes les bonnes choses de la terre ; ils nous ont accordé, même, une grande part du ciel, puisque nous avons l’Amour. Sachons nous contenter de ces dons, et n’éveillons pas les divines colères, en portant une main audacieuse sur le voile de l’inconnu, qu’il n’est permis à nul vivant de soulever.