Page:Gautier - La Chanson de Roland - 1.djvu/117

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les trois dernières de ces œuvres, sans traduire littéralement le Faux Turpin, se sont presque uniquement inspirées de son esprit, et lui ont emprunté la plupart de leurs péripéties et presque tous les faits de ce grand drame de Roncevaux... Pauvre légende ! En vérité, l’on n’est pas plus malheureux.

Nous pensons avoir eu le bonheur de découvrir jadis la version primitive de Galien, qui appartient au xve siècle, mais qui, dans les Incunables et la Bibliothèque bleue, a reçu plus tard d’étranges développements. L’auteur inconnu de cette platitude connaissait le fameux Voyage à Jérusalem, et eut tout juste assez d’imagination pour en écrire la suite. Son héros n’est autre que le fils bâtard d’Olivier et de Jacqueline, fille de l’empereur de Constantinople. Ce malheureux Galien apprend un jour le secret de sa naissance, qu’on lui avait soigneusement caché : « Mon père ! dit-il, je veux voir mon père ! » Il se met