Page:Gautier - La sœur du soleil.djvu/406

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



XXXI


LE BÛCHER


— Personne ne mourra ! s’écria tout à coup une voix, au moment où Fidé-Yori tournait son arme contre lui-même.

Le prince de Nagato apparut au seuil de la chambre.

Loo était près de lui.

— Ô mon frère ! s’écria le siogoun en s’élançant vers lui, je n’espérais plus te revoir.

— Je savais la victoire impossible, dit Nagato, et je m’occupais à te préparer les moyens d’échapper à l’ennemi, lorsque ton dernier effort pour le repousser aurait échoué. Tu es le seul rejeton de ta race, tu es vaincu aujourd’hui, mais plus tard ta dynastie peut refleurir.

— Est-il donc vraiment en ton pouvoir de nous sauver ? dit le siogoun.

— Oui, maître, dit Ivakoura. Une barque t’attend près de la rive du Yodo-Gava. Raïden, un brave matelot dont le dévouement m’est connu, la monte. Il te