Page:Gautier - Le Collier des jours.djvu/222

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.

prisait comme moi, voulut le voir et puisque tout était perdu, essayer d’un remède à elle. Ouvrant sa tabatière, elle lui bourra le nez de tabac. Après un instant, voilà que celui que l’on croyait mort, fait un mouvement, puis se met à éternuer, à tousser, en inondant son lit de sang et d’humeur… Il était sauvé… C’est la vérité pure… demande à ton grand-père. Tu vois bien que sans le tabac, tu ne serais pas là, à me regarder, d’un air ébahi, avec tes yeux jaunes, et que tu dois la vie à une prise…

Et, ayant dit, elle renifla, de ses larges narines, une pincée de poudre noire.