Page:Gautier - Le Japon (merveilleuses histoires), 1912.djvu/73

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Orphée dominant les lions par son chant, mais apprenant à chanter aux lions.

De tels contrastes dans des âmes de héros ne se rencontrent sans doute qu’au Japon, mais là, ils ne sont pas rares. On sait que pendant la dernière guerre, on trouva, sur les plus humbles victimes tombées sous la mitraille, de gracieux poèmes écrits à leur famille ou inspirés par une fleur, par un coin de paysage entrevu dans l’écartement des affreuses nuées de la poudre, poèmes assez nombreux pour qu’on ait pu en former un bien précieux volume, avec ce joli titre : « Fleurs de cerisiers. »