Page:Gautier - Le Japon (merveilleuses histoires), 1912.djvu/96

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— Je suis sûr qu’elles viendront, » dit Miodjin.

Boïtoro regarda son ami d’un air surpris et curieux.

« Oui, j’en suis sûr, reprit Miodjin, j’ai entendu l’une d’elles dire à sa sœur — c’était près du pavillon des Milles Clochettes : “Quand nous reviendrons l’an prochain, ce jeune pêcheur aura grandi d’un sasi.” Je sais même le nom de l’aînée des jeunes filles, elle s’appelle : Yamata.

— Quoi ! l’aînée ? celle que j’aime ? s’écria Boïtoro. Tu savais son nom et tu me l’as laissé ignorer pendant un an ? Mais le nom de l’autre, de ta bien-aimée à toi, le connais-tu ?

— Non, » dit Miodjin, qui soudain était devenu pâle comme les cailloux du sentier.