Page:Gautier - Le Vieux de la montagne, Armand Colin et Cie, 1893.djvu/71

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


laient, revêtus de belles mosaïques, dégradées cependant à différentes places par les larcins pieux des pèlerins. À droite, dans un angle, recouvert de plaques de marbre, le sarcophage, taillé dans le roc, qui a, pendant trois jours, enfermé le corps de l’Homme-Dieu, miroitait sous les lampes.

Le chevalier alluma à l’entour tous les cierges que portait Urbain, puis baisa le rocher, à travers les ouvertures rondes ménagées à cet effet dans le marbre.

Il s’abîma enfin, dans une longue, ardente et douloureuse prière, le front appuyé sur le rebord glacé du tombeau, qui communiqua à son sang quelque chose du calme et du froid de la mort.