Page:Gibbon - Histoire de la décadence et de la chute de l'Empire romain, traduction Guizot, tome 1.djvu/381

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quel ce prince expérimenté balançait avec précision les dépenses et les revenus de l’empire[1]. Privés de cette estimation claire et étendue, nous sommes réduits à rassembler un petit nombre de données éparses dans les ouvrages de ceux d’entre les anciens qui se sont quelquefois écartés de la partie brillante de leur narration, pour s’attacher à des considérations utiles. [De l’Asie.]Nous savons que les conquêtes de Pompée portèrent les tributs de l’Asie de cinquante à cent trente-cinq millions de drachmess[2], environ quatre millions et demi sterling[3]. [De l’Égypte.]Sous le gouvernement du dernier et du plus indolent des Ptolémées, le revenu de l’Égypte montait à douze mille cinq cents

    reurs tinrent des registres pareils, et les publièrent. (Voyez une dissertation du docteur Wolle, De rationario imperii Rom. Leipsick, 1773.) Le dernier livre d’Appien contenait aussi une statistique de l’Empire romain ; mais il est perdu. (Note de l’Éditeur.)

  1. Tacite, Annal., l. II. Il paraît que ce registre existait du temps d’Appien.
  2. Plutarque, Vie de Pompée, p. 642.
  3. Ce calcul n’est pas exact. Selon Plutarque, les revenus de l’Asie romaine, avant Pompée, étaient de 50 millions de drachmes ; Pompée les porta à 85 millions, c’est-à-dire, à 2,744,791 liv. sterl., environ 65 millions de notre monnaie. Plutarque dit, d’autre part, qu’Antoine fit payer l’Asie, en une seule fois 200 000 tal., c’est-à-dire, 38,750,000 liv. sterl, environ 930,000,000 francs, somme énorme ; mais Appien l’explique en disant que c’était le revenu de dix ans ; ce qui porte le revenu annuel, du temps d’Antoine, à 20,000 talens ou 3,875,000 liv. sterl., environ 93,000,000 francs. (Note de l’Éditeur.)