Page:Gibbon - Histoire de la décadence et de la chute de l'Empire romain, traduction Guizot, tome 7.djvu/277

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


leva les ruines ; on disposa un plan plus étendu ; et comme il fallait acheter quelques terrains, le monarque, entraîné par son impatience et par les frayeurs de sa conscience, les paya un prix exorbitant. Anthemius en présenta les dessins, et pour les exécuter, on employa dix mille ouvriers, qui tous les soirs recevaient leurs salaires en belle monnaie d’argent. L’empereur lui-même, revêtu d’une tunique de lin, surveillait chaque jour leurs travaux, et excitait leur activité par sa familiarité, par son zèle et par ses récompenses. La nouvelle cathédrale de Sainte-Sophie fut consacrée par le patriarche, cinq ans onze mois et dix jours après qu’on eu eut posé la première pierre ; et au milieu de cette fête solennelle, Justi-

    ginaux, Procope (De ædificiis, l. I, c. 1), Agathias (l. V, p. 152, 153), Paul Silentiarius, dans un poëme de mille vingt-six hexamètres (ad calcem Annæ Comnen. Alexiad.), et Evagrius (l. IV, c. 31) ; 2o. deux légendaires grecs d’une période plus récente, George Codinus (De origin., C. P., p. 64-74), et l’écrivain anonyme de Banduri (imp. orient., t. I, l. IV, p. 65-80) ; 3o. le grand antiquaire de Byzance, Ducange (Comment. ad Paul. Silent., p. 525-598, et C. P. Christ, l. III, p. 5-78) ; 4o. deux voyageurs français, l’un Pierre Gyllius (De topograph., C. P., l. II, c. 3, 4) du seizième siècle ; l’autre, Grelot (Voyage de C. P., p. 95-164, Paris, 1680, in-4o.) a donné des plans et des vues de l’extérieur et de l’intérieur de Sainte-Sophie ; et quoique ses plans soient sur une échelle plus petite, ils paraissent plus corrects que ceux de Ducange. J’ai adopté et réduit les mesures de Grelot ; mais aucun chrétien ne pouvant aujourd’hui monter sur le dôme, j’ai tiré sa hauteur d’Evagrius, comparé avec Gyllius, Greaves et le géographe oriental.