Page:Gide - Un esprit non prévenu, 1929.djvu/27

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Je lis avec ravissement le nouveau volume du Journal de Jules Renard (1903 à 1907). Moins recroquevillé que le volume précédent. Il y a là, par moments, de l’excellent, du parfait, et parfois même, ô surprise, de l’attendri.

Église de Brou. Surcharge ; luxe inutile et cosmopolite. Art acheté, importé, venu de loin… La merveille de Florence, c’est que l’art y soit né du sol même. Le seul art vraiment chrétien est celui qui, comme saint François, sait épouser la pauvreté. Ceci domine de très haut l’art-parure.