Page:Gide - Un esprit non prévenu, 1929.djvu/87

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pente, de leur passion bonne ou mauvaise, de leur vertu, de leur orgueil ou de leur fantaisie, mais qu’il ne leur arrivait jamais de peser longuement, entre plusieurs propos, celui que la raison reconnaîtra pour préférable, ainsi que constamment il nous arrive de faire aujourd’hui désireux que nous sommes, parmi tous les possibles, d’élire le meilleur, c’est-à-dire le plus avantageux pour Dieu, pour autrui, pour le bien public, pour nous-mêmes (selon notre plus ou moins grande vertu).

Et même, s’il arrivait à ces Grecs parfois de déplorer les conséquences de tels actes, ces regrets ne portaient point sur l’acte même et n’entraînaient ni repentance, ni remords ; il