Page:Gingras - Manuel des expressions vicieuses les plus fréquentes, 1880.djvu/18

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BRICKLAYER.Maçon-briqueteur.

BRIN et GRAIN. — En disant : il tombe des brins, des grains de pluie, l’on commet une faute. Pour l’éviter, dites : gouttes de pluie.

BROCHES. — Se dit à tort pour aiguilles à tricoter. On se méprend de même en disant de la broche pour du fil d’archal.

BROU. — Partie verte la plus extérieure des fruits à coquille et dont on tire une matière colorante qui s’emploie en teinture ; mais lorsque le peuple se sert de ce terme, il lui donne une toute autre signification, car il le substitue toujours au mot mousse dans les locutions suivantes : de la brou de savon ; de la brou de bière, etc.

BUN.Brioche, sorte de gâteau, dans lequel il entre d’ordinaire des raisins de Corinthe.

BUTIN. — Par ce mot, les classes laborieuses désignent le linge et tous les articles d’habillement. Si elles savaient que butin veut dire objets volés, ou tout ce qui peut être pris à l’ennemi, nous pensons bien qu’elles cesseraient de le mal appliquer ; mais sa mauvaise application ne disparaîtra qu’à la longue, si dans les écoles on ne corrige les élèves des expressions erronées dont fourmille notre langage.

BUTT (TO). — Les charpentiers de navire disent botter au lieu de rogner des pièces de bois. Ils appellent aussi botteur celui qui est chargé de cette besogne.


C


CAFIÈRE. — Corruption de cafetière.

CAGE. — L’on appelle à tort cage le train de bois.

CAILLE. — Pour signifier tacheté de blanc et de noir, en parlant des bestiaux, etc. ; ce mot n’est pas français.

CALÈCHE. — Voiture riche à quatre roues, fort légère, ordinairement découverte et traînée par deux chevaux. Nous faisons, par conséquent, erreur en