Jean. Je lui donnerais ma petite-fille les yeux fermés. Mais je l’ai entendu parler, tout à l’heure, d’une voix courroucée que je ne lui connaissais pas. À qui diable en voulait-il ? Bah ! je le lui demanderai lorsqu’il rentrera.
Que disent les journaux de ce soir ? Je vais culotter une pipée de tabac avec ma vieille amie d’Austerlitz.
Mille millions de tonnerres ! C’est encore la faute à ce maudit boulet d’Austerlitz. Ah ! ma pipe, tu es une excellente amie, toi. Maintenant lisons. Duel. « Deux officiers de l’artillerie se sont battus en duel »… Ça, c’est leur affaire. La prochaine campagne. « On dit dans les cercles militaires que l’Empereur se mettra en campagne dans une quinzaine de jours. Pour écraser le Czar, il a ordonné une levée en masse de tout Français en état de porter les armes. Trois cent mille hommes seront mobilisés en quelques jours… »
Oh ! le Czar ! le Czar ! va-t-il en faire une affreuse grimace. C’est très bien ça, c’est très bien. Vive l’Empereur ! Vive la France !