Page:Girard - Sainte-Hélène, paru dans Le Monde illustré, 30 octobre 1858.djvu/7

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C’était une île aux falaises escarpées qui, jaillissant de la mer comme un piton de rocher, s’offrait en cet instant sous l’aspect le plus sinistre ; on eût dit, à sa forme, comme à la sombre vigueur avec laquelle elle se dessinait sur le ciel, un immense sarcophage dont l’écume des flots, battant sa base d’écueils, semblait la frange d’argent du drap funèbre. Cette impression était du reste en parfaite harmonie avec celle dont ce rocher aux escarpements abruptes, aux versants stériles, à tout l’ensemble sauvage et désolé, vint, au lever du jour, attrister les regards et les cœurs.