Page:Giraud - Essai sur Taine, 1901.djvu/214

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contemporains), a paru en 1873 : elle reproduit la précédente. — 4me édition, 1879. — 5me édition, 1881. — 6me édition, 1886. — 7me édition, 1890. Toutes ces éditions se reproduisent entre elles. — 8me édition, 1892, « revue et augmentée d’un appendice bibliographique », xlix-432 p. ; — 535 p. ; — 438 p. ; — 497 p. ; — 490 p.) : « M. J. Jusserand, écrit Taine dans l’Avertissement du 1er volume, l’un des cinq ou six Français qui connaissent toute la littérature anglaise, a bien voulu m’indiquer les corrections nécessaires, et dresser lui-même les cinq tables ou index de la présente édition. » Il ne m’a point paru que le texte primitif de l’ouvrage eût été retouché. Le tome V comprend, outre l’appendice bibliographique, un court index alphabétique des principaux auteurs anglais cités dans les 5 volumes. Cette 8me édition est en tout cas l’édition définitive. En 1897, l’ouvrage était parvenu à la 9me édition, — en 1900, à la 10me.

L’Histoire de la littérature anglaise a été traduite en anglais : History of English Literature, by H. A. Taine, translated by H. van Laun, one of the masters at the Edinburgh Academy, with a preface by the author (2 vol. in-8°, xii-531 ; 550 pages, Edinburgh, Edmonston and Douglas, 1871). La courte Préface du traducteur (en anglais) nous avertit que toutes les citations faites par Taine ont été vérifiées, et que « rien n’a été épargné pour rendre cette Histoire de la littérature anglaise digne et de l’auteur et du sujet ». Taine y a joint un Avertissement, daté de Paris, octobre 1871 (2 pages en français) : « Une nation, comme un homme, est une personne qui se développe et dure — mais plus longtemps. Sa littérature nous la montre aux différentes périodes de sa croissance. » Ce sont ces données que Taine a essayé d’organiser. « Peut-être valait-il mieux laisser ce soin aux gens de la maison ; ils diront qu’ils connaissent mieux le personnage, puisqu’ils sont de sa famille. Cela est vrai ; mais, à force de vivre avec quelqu’un, on ne remarque plus ses particularités. Au contraire, un étranger a cet avantage que l’habitude ne l’a point émoussé ; involontairement, il est frappé par les grands traits ; de cette façon, il les remarque. C’est là toute mon excuse ; je la présente au lecteur anglais avec quelque confiance, parce que, si j’examine mes propres idées sur la France, j’en trouve plusieurs qui m’ont été fournies par des étrangers et notamment par des Anglais. » — Cette traduction a été abrégée et adaptée à l’usage des classes (The class-room Taine) : History of English Literature by H. A. Taine ; abridged from the translation of H. van Laun, and edited with chronological table, notes, and index, by John Fiske (1 vol., viii-502 p. in-8°, New-York, Holt and Williams, 1872). — La traduction de H. van Laun