Page:Giraud - Le Miroir caché, 1921.djvu/88

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


AU LECTEUR

Mon foyer s’est éteint et ma gerbe est fanée.
Je regarde mourir, les pieds sur mes chenets,
Ces reflets de ma vie habillés en sonnets
Dans le miroir mobile où leur image est née.

Ai-je réalisé ce que j’avais tenté ?
Notre œuvre vaine est comme une table de fête,
Où soudain vient s’asseoir, à côté du poète,
Un convive inconnu qu’il n’a pas invité.

80