Page:Giraudoux - Électre.djvu/216

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toute seule, pour prendre le sceptre à pleines mains ! Maintenant tu sais tout. Tu voulais un hymne à la vérité : voilà le plus beau !

ÉLECTRE. – Ô mon père, pardon !

ÉGISTHE. – Venez, reine.

CLYTEMNESTRE. – Qu’on saisisse d’abord cette fille. Qu’on l’enchaîne.

ÉLECTRE. – Me pardonneras-tu jamais de l’avoir entendue, ô mon père ! Est-ce qu’il ne faut pas qu’elle meure, Égisthe ?

ÉGISTHE. – Adieu, Électre.

ÉLECTRE. – Tuez-la, Égisthe. Et je vous pardonne.

CLYTEMNESTRE. – Ne la laissez pas libre, Égisthe. Ils vont vous poignarder dans le dos.

ÉGISTHE. – C’est ce que nous allons voir… Laissez Électre… Déliez Oreste.

Égisthe et Clytemnestre sortent.

ÉLECTRE. – L’oiseau descend, mendiant, l’oiseau descend.

LE MENDIANT. – Tiens, c’est un vautour.



Scène IX


{{center|Électre, la