Page:Giraudoux - Amphitryon 38.djvu/133

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divinité ne pourrait la supporter longtemps.

MERCURE. — N’allez pas vous imaginer qu’il s’agisse d’une liaison, il s’agit de quelques heures.

ALCMÈNE. — Cela, vous n’en savez rien. La constance de Jupiter, comme je l’imagine, me surprendrait à peine. C’est son intérêt qui m’étonne.

MERCURE. — Votre taille l’emporte sur toutes.

ALCMÈNE. — Ma taille, admettons. Il sait que je me hâle affreusement l’été ?

MERCURE. — Vos mains ornent les fleurs, dans vos jardins.

ALCMÈNE. — Mes mains sont bien, oui. Mais on n’a que deux mains. Et j’ai une dent en trop.

MERCURE. — Votre démarche déborde de promesses.

ALCMÈNE. — Cela ne veut rien dire,