Page:Giraudoux - Amphitryon 38.djvu/158

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


Oui, le prince sera dans une minute au palais. Des remparts, je l’ai vu au galop de son cheval franchir les fossés.

ALCMÈNE. — Aucun cavalier jamais ne les a franchis !

ECCLISSÉ. — Un bond lui a suffi.

LÉDA. — Il est seul ?

ECCLISSÉ. — Seul, mais on sent autour de lui un escadron invisible. Il rayonne. Il n’a pas cet air fatigué qu’il porte d’habitude au retour de la guerre. Le jeune soleil en pâlit. C’est un bloc de lumière avec une ombre d’homme. Que dois-je faire, maîtresse, Jupiter est autour de nous, et mon maître s’expose à la colère des dieux ? Je crois avoir perçu un coup de tonnerre au moment où il entrait dans le chemin de ronde…

ALCMÈNE. — Va, Ecclissé.

Ecclissé sort.

LÉDA. — Êtes-vous convaincue, maintenant ?