Page:Giraudoux - Simon le pathétique.djvu/141

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vtnrrnnn msroxnx n’nÉr.Èm : A 133 É de mes mains, effleurée de mes lèvres. Elle n’est V. morte que cinq heures après ma naissance ; Q n. toutes les heures on m’apportait à elle cinq minutes. Elle m’embrassait quand j’arrivais et quand je partais. Elle se sentait mal, elle eût désiré avant de mourir me voir remuant et vivant, mais je dormais avec obstination et elle refusait qu’on m’éveillât. Elle m’appelait du nom qu’elle eût choisi, que mon père avait rejeté, qui n’est pas le mien, mais qui me fait encore retourner brusquement chaque fois que je l’en> tends dans la rue. Soudain, à la cinquième heure, dans ses bras mêmes je sortis du sommeil, et — c’est aujourd’hui mon plus grand bonheur — je plissai les lèvres, sans crier, comme pour sourire. Puis je criai, mais juste assez pour prouver que je ne devais pas être muet ; je bus, je ne pleurai pas. J’étais gros, alerte. Elle n’eut, ces cinq heures, qu’à être fière de moi. J’ai encore, mère, des jours comme cela... Je lui donnai confiance pour tout le reste de ma vie. J’avais déjà son sa front haut et clair : cela annonçait un cœur sensible. J’avais déjà le menton de mon père : cela ’lui donnait l’assurance que je saurais ne pas SQUEPÃP de ce cœur... Combien ont connu moins W leur hèrel J’avais de quoi puiser dans cette 2

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