Page:Godwin - Les Aventures de Caleb Williams, I (trad. Garnier).djvu/110

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avec plus d’espoir de lui échapper. Au moins chez vous, si la garnison était prise, ce ne serait pas la faute du commandant de la place. Je ne saurais vous dire comment moi, qui vous prêche ici la prudence, j’y ai été attrapé moi-même ; mais que mon exemple ne vous décourage pas ; je ne connaissais nullement le danger, sans quoi je me serais conduit avec plus de circonspection. Il semble que ces germes délétères flottent dans l’air qui nous environne, et s’attachent à nous sans qu’il nous soit possible de prévoir leur approche ».

M. Falkland, une fois établi dans l’appartement de son ami, ne voulut plus absolument en désemparer. M. Clare pensa qu’il y avait peut-être moins de risque dans ce parti que dans un changement continuel d’air, et il n’insista plus. « Falkland, dit-il, quand vous êtes entré, j’achevais mon testament. Ce que j’avais écrit autrefois sur mes