Page:Godwin - Les Aventures de Caleb Williams, I (trad. Garnier).djvu/122

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quitté le chevet de son lit, comme si personne autre n’eût été digne de recevoir ses confidences et ses dernières pensées. Mais ce qui était pis encore, c’était cette exécution testamentaire, — « En tout, absolument, cet intrigant faquin veut me supplanter, lui qui n’a rien de ce qui constitue un homme ! toujours ainsi l’emporter sur ceux qui valent mieux que lui ! Est-ce que tout le monde est devenu fou ou n’y a-t-il plus de mesure pour apprécier le mérite ? Et ce M. Clare qui va aussi se laisser prendre à ses grimaces ! qui préfère le frivole et le clinquant au solide ! et à son lit de mort encore !...... (M. Tyrrel, avec sa brutalité sauvage et le peu de culture de son esprit, avait, comme cela est fort ordinaire, certaines idées religieuses assez grossières). À coup sûr il en aurait eu quelque honte s’il eût mieux connu son état. Ah ! son ame a fort à répondre ; il a cruellement aidé à trou-