Page:Godwin - Les Aventures de Caleb Williams, I (trad. Garnier).djvu/130

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leur avoir du pain. Je suis un pauvre misérable qui ai travaillé toute ma vie, à qui on n’a rien à reprocher, que je sache, et sûrement cela est bien dur. M. Underwood me renvoie de sa ferme, et si votre seigneurie n’a pas la bonté de me prendre, je ne vois pas un des gentilhommes du canton qui veuille de moi, crainte, disent-ils, d’encourager leurs fermiers à devenir des rebelles ».

Ces représentations ne laissèrent pas de faire effet sur M. Tyrrel. — « Bien, bien, l’ami, reprit-il, nous verrons ce qu’on peut faire. L’ordre et la subordination sont de fort bonnes choses ; mais il faut aussi que les maîtres sachent se conduire. D’après le récit que vous me faites, je ne ne trouve pas que vous soyez tant à blâmer. Marlow n’est qu’un petit fat, plein d’impertinence : voilà la vérité ; et quand un homme ne se respecte pas, ma foi tant pis pour ce qui lui