Page:Godwin - Les Aventures de Caleb Williams, I (trad. Garnier).djvu/156

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long-temps possible. Il avait évité de s’adresser à M. Falkland, ou plutôt dans le commencement de la querelle il suivait ses mesures sans se plaindre, ni communiquer à qui que ce fût sa fâcheuse situation ; et quand enfin les choses en vinrent à une telle extrémité, qu’il se sentit porté à se départir un peu de sa première persévérance, il se trouva qu’il n’était plus temps de recourir à cette intervention. Enfin M. Falkland avait reparu sans être attendu, après une assez longue absence ; et parmi les premières nouvelles du pays, ayant appris les malheurs de l’infortuné paysan, il avait résolu d’aller dès le lendemain matin chez lui, et de le surprendre par l’offre de tous les secours qui étaient en son pouvoir.

Dans cette rencontre inattendue, à la vue de M. Tyrrel, un mouvement d’indignation lui fit monter le feu au visage. Sa première idée, à ce qu’il a dit lui-même depuis, fut de l’éviter ; mais