Page:Godwin - Les Aventures de Caleb Williams, I (trad. Garnier).djvu/158

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miennes. Je n’ai pas besoin de mentor, je vous en avertis ».

— « Vous vous méprenez, M. Tyrrel, je m’occupe de mes affaires. Si je vous vois près de tomber dans un précipice, c’est mon affaire de vous en retirer et de vous sauver la vie. Si je vous vois dans votre conduite marcher sur une ligne fausse et injuste, c’est mon affaire de vous indiquer la bonne voie, et de vous sauver l’honneur ».

— « Morbleu, monsieur, allez porter vos sentences ailleurs. Cet homme est-il à moi ou non ? Ma terre est-elle ma terre ? si elle est ma terre, ne suis-je pas le maître d’en faire ce qu’il me plaît ? Monsieur, je paie à l’état pour ce que je possède ; personne ne peut dire que je lui doive un écu, et je ne me mettrai pas sous votre tutelle ni sous celle de qui que ce soit au monde, entendez-vous ? »

— « Il est très-vrai, M. Tyrrel », re-