Page:Goethe-Nerval - Faust 1828.djvu/110

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CHŒUR D’ESPRITS, invisible.

Malheur ! malheur !
Ta voix héroïque,
Du monde magique
A détruit l’erreur !
Que sa chute au loin résonne !.....
Ici son règne finit :
C’est le puissant Faust qui l’ordonne,
C’est un Dieu qui l’anéantit !
Tous les débris de sa gloire abattue,
Dans le chaos nous les précipitons,
Et nous pleurons
Sur sa beauté perdue !
Que ta puissante main,
Noble fils de la terre,
L’arrache à sa poussière.....
Qu’il soit reconstruit dans ton sein !
Alors d’une nouvelle vie,
Ton ame entreprendra le cours.
Et nos chants, que le ciel envie,
Sauront embellir les jours.

MÉPHISTOPHÉLÈS.

Ceux-là sont les petits d’entre les miens. Écoute comme ils te conseillent sagement.