Page:Goethe-Nerval - Faust 1828.djvu/115

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tu peux m’entourer de liens ! Alors, je consens à m’anéantir ! Alors, la cloche des morts peut résonner, alors tu es libre de ton service... Que l’heure se fasse entendre, que l’aiguille tombe, que le tems n’existe plus pour moi !

MÉPHISTOPHÉLÈS.

Penses-y bien, nous ne l’oublierons pas !

FAUST.

Tu as là-dessus tout à fait raison ; je ne me suis pas frivolement engagé ; et puisque je suis constamment esclave, qu’importe que ce soit de toi ou de tout autre ?

MÉPHISTOPHÉLÈS.

Je vais donc aujourd’hui même, à la table de monsieur le Docteur, remplir mon rôle de valet. Un mot encore : pour l’amour de la vie ou de la mort, je demande pour moi une couple de lignes.

FAUST.

Il te faut aussi un écrit, pédant ? Ne sais--