Page:Goethe-Nerval - Faust 1828.djvu/242

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pas un mystère éternel, visible ou invisible ?... Si grand qu’il soit, remplis-en ton ame, et si, par ce sentiment, tu es heureuse, nomme-le comme tu voudras, bonheur ! cœur ! amour ! Dieu ! — Moi, je n’ai pour cela aucun nom. Le sentiment est tout, et ces noms de la nature ne sont que bruit et que fumée qui nous voilent l’éclat des cieux.

MARGUERITE.

Tout cela est bel et bon ; ce que dit le prêtre y ressemble assez, à quelques autres mots près.

FAUST.

Tous les cœurs, sous le soleil, le répètent en tous lieux, chacun en son langage, pourquoi ne le dirais-je pas dans le mien ?

MARGUERITE.

Si on l’entend ainsi, cela peut paraître raisonnable ; mais il reste encore pourtant