Page:Goethe-Nerval - Faust 1828.djvu/252

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Les Remparts.




(Dans un creux du mur, l’image de la Mater dolorosa : des pots de fleurs devant.)
MARGUERITE met dans le pot des fleurs fraîches.

Incline, ô mère de douleur,
Vers moi ton gracieux visage :
Le glaive dans le cœur,
Tu regardes ton fils qui meurt avec courage.
À son père céleste adressant un soupir,
Tu lui demandes de finir
Un supplice cruel que ta douleur partage.
Qui souffrira,
Qui sentira
Le noir chagrin qui me déchire ?…
Le doute de mon cœur, comme son désespoir,
Ce qu’il craint et ce qu’il désire,
Toi seule, hélas ! peux le savoir.
En quelque lieu que je puisse être,
Dans mon cœur je sens naître